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Utiliser ce blog à des fins purement mercantiles est une chose qui ne me plait pas. Que dirait Jésus ?

Enfin peu importe, Jésus n’avait pas d’iPad ; il ne peut pas savoir.

 

 

Donc oui voilà, je revends mon iPad. Tout est dit ici là voilà.

Le mieux c’est que si je te connais ou si tu as un compte Twitter (et que j’ai déjà vu ton pseudo passer) je te fais un prix d’ami. C’est pas génial ça ?

Tu peux aussi retrouver les photos en grand ici, ici, ici et ici.

 

Si tu pouvais faire tourner ça dans ta TL Facebook/Twitter/Google+ (lol) tu serais un canari. Si t’en as rien à foutre ça me va aussi hein.

Merci d’avance, et n’oubliez pas de me demander si vous avez des questions.

Je suis un grand sensible. Le genre de personne qui peut se lever extrêmement triste sans raison, et qui peut soudainement se mettre à aller très bien quelques heures plus tard, selon les évènements de la journée. Un rien m’affecte – bien plus qu’il ne devrait.

Mais attention. Si ces symptômes peuvent faire penser à des troubles bipolaires, il convient de préciser que ces derniers sont d’ordre psychiatriques et nécessitent un traitement médicamenteux sérieux. Ces troubles sont bien plus que de simples « Coucou aujourd’hui je vais mal et OH bah tiens ça va mieux ». J’en parlais justement avec mon médecin l’autre jour ; c’est le phénomène internet-doctissimo. Énormément de gens un peu dépressifs (quoi que le terme “dépressif” nécessite lui aussi une bonne dose de nuance mais bon, faisons comme si de rien n’était) s’auto-diagnostiquent bipolaires parce qu’ils ont vu le terme sur un forum et que ça sonne bien. On est à la limite de l’hypocondrie (décidément). La vie n’est facile pour personne mais bon, faut pas non plus exagérer.

Toujours est-il que je ne suis pas bipolaire. Je crois. J’ai juste une sensibilité exacerbée.

 

 

C’est quoi une sensibilité exacerbée au quotidien ?

Ça implique tout d’abord une grande paranoïa. Une peur panique de tout un tas de choses insignifiantes. Chaque moindre action, chaque parole qui peuvent paraître tout à fait banales sont amplifiées puissance douze millions. Vous avez sans cesse l’impression que des gens parlent de vous et de votre vie dans votre dos (même si parfois ils le font et que vous le savez mais faites semblant de ne rien voir). L’impression qu’on cherche à vous juger, en permanence, à tous les niveaux.

Culpabiliser pour rien, souvent. Se faire un sang d’encre pour des choses qui n’en valent vraiment pas la peine. Repenser à des choses qu’on a dites ou faites et vouloir se jeter contre un mur.

Ça veut également dire qu’on pleure souvent.

Devant une scène émouvante d’un film par exemple. Quand Gandalf tombe dans le gouffre dans Le Seigneur des Anneaux Partie 1, ou juste parce que la scène est belle, ou pour des tas de raisons. Je pleure devant tous les Miyazaki, du Voyage de Chihiro au Château Ambulant en passant par Princesse Mononoke. J’ai pleuré comme une madeleine devant Le Tombeau des Lucioles, les trois fois où je l’ai vu – mais bon comme tout le monde devant ce film je suppose.

Pleurer en écoutant de la musique. Classique en général. Genre ça, ça ou ça. On se fait réellement transporter par la beauté du morceau et on en oublie où on est. Et souvent ça fait aussi penser à des choses tristes, comme des enterrements ou des maladies.

Pleurer en lisant un bouquin. La première fois quand Dumbledore meurt dans Harry Potter 6 ou 7. D’autres fois dans Des Souris et des Hommes ou encore dans 1984. Le bruit particulier de la larme qui s’écrase sur le papier est déprimant.

Pleurer ou presque à chaque catastrophe ou accident dans les médias. La plus récente crise de tristesse étant pour cet accident de car en Suisse. Le Japon, j’en parlais l’an dernier, étant celle qui m’a le plus touché.

Avoir envie de pleurer en cas d’accroc dans la journée. L’autre jour, j’ai trouvé un petit chat mort sur le bord de la route. Je n’ai pas réussi à me l’enlever de la tête avant de finir par l’enterrer au fond de mon jardin quelques jours plus tard. Autre exemple : hier, chez Simply Market, un chef d’équipe vient me voir à ma caisse, en plein boulot, et m’accuse d’avoir remis au congel une palette de je-ne-sais-quoi et d’avoir fait perdre 500€ de marchandise au magasin. Alors que c’est pas moi. Toujours est-il que le bonhomme a failli me faire fondre en larmes avec son ton accusateur. J’ai été désorienté pendant une bonne demi-heure avant de retrouver mes esprits.

 

On pense que les pleurs passent avec l’âge. On pense que les hommes ne pleurent pas, parce qu’ils sont forts et virils. C’est un stéréotype aussi con que celui de la femme qui cuisine. Pleurer n’est pas une preuve de faiblesse ou de féminité. C’est faux.

Pleurer est une preuve d’humanité.

MANGER

Je m’ennuyais quand SOUDAIN j’ai eu une idée de génie. De génie te dis-je.

 

 

Et krankorfaitlacuisine.wordpress.com est apparu.

 

Bonne chance.

Je ne vais pas inviter au boycott parce que je crois que c’est interdit. Et puis bon ce ne serait pas très gentil et je suis quelqu’un de fondamentalement gentil moi. Vraiment. Je vais me contenter de vous raconter mon expérience avec Bouygues Telecom (FAI).

 

 

Quand j’ai déménagé en juillet dernier, il a fallu s’occuper des abonnements à tous les services qui font notre quotidien et dont on ne se rappelle l’existence que très rarement – au moment de recevoir la facture. Étant le seul homme de la maison (bonjour le cliché, disons plutôt « la seule personne familiarisée avec les nouvelles technologies des internets et apte à prendre les bonnes décisions dans ce domaine »), je me suis occupé de l’abonnement internet + TV + téléphone. Les fameuses offres triple-play-machin avec toutes ces chaines inutiles.

Tout naturellement, je me dirige chez Free. J’avais eu de bons échos et ne voulais pas recommencer chez Numéricable avec qui j’avais eu quelques soucis par le passé. Et il n’était bien entendu pas question d’aller me fourrer chez Orange ou SFR. Mais malheur :  mon quartier n’est pas dégroupé en fibre optique chez Free.

Bon, tant pis, on retourne chez Numéricable. À ce moment de l’histoire, tout devient un peu flou. Techniquement je suis en zone dégroupée, je ne sais pas trop, toujours est-il que quelque chose n’allait pas. Et mon père pressait le pas parce que « Bouygues c’est très bien et j’ai un client qui ceci qui cela parrainage avantages points bien rapide cool ».

Je ne voulais pas y aller. Je n’aime pas beaucoup Bouygues. Mais faute de temps j’ai souscrit chez eux. Une offre BBox fibre optique. Et le cauchemar commençait.

 

Dès le début ça sentait le roussi. Le technicien qui est passé installer le câble entre le boitier fibre et le modem n’avait pas trop l’air de savoir ce qu’il faisait. En installant le bazar, il s’est rendu compte qu’il y avait quelques interférences sur la ligne. Il a donc laissé le placard de l’escalier ouvert en disant que quelqu’un viendrait corriger le problème rapidement. Le placard est toujours ouvert.

On a dû attendre deux jours que la synchronisation veuille bien se faire. Le 25/07, internet est arrivé à la maison. Joie. Tout a plutôt bien fonctionné pendant un temps. Deux semaines exactement, pendant laquelle notre connexion est plus ou moins restée dans les 90Mb/s en download (sur les 100 théoriques). Soit du 11Mo/s en téléchargement de films de vacances, ce qui est une vitesse plus qu’appréciable.

Et dès le 9 août, bim, 23Mb/s. Soit 2,5Mo/s. Attention : ça peut paraître rapide pour bien du monde mais ça ne reflète pas la réalité : les pages se chargent en trente secondes (quand elles veulent bien charger), la télé saccade à mort, le téléphone fonctionne en alternance.

Et comme le montre ce graphique, ce n’était que le début.

Tests étalés entre le 25/07/11 et le 10/03/12.

Des baisses de débit énormes et fréquentes, qui ne sont que l’infime partie émergée de l’iceberg. Tout d’abord parce que je ne pense pas systématiquement à faire un speedtest quand internet est lent, mais surtout parce que ce que ce graphique ne peut pas montrer, ce sont les pertes totales d’internet. Des coupures qui arrivent une à deux fois par semaine et qui nous laissent pendant plusieurs heures sans télé, sans internet et sans téléphone.

Qu’est-ce que j’ai fait pour remédier à ça ? J’ai envoyé deux mails avec accusé de réception au service clientèle qui n’a JAMAIS DAIGNÉ BOUGER LE PETIT DOIGT POUR RÉPONDRE. J’ai téléphoné six ou sept fois au support technique qui, en plus de me garder vingt minutes au bout du fil (surtaxé vu que le fixe ne fonctionne pas), m’a menti plusieurs fois en me garantissant que mon problème serait résolu et qu’on enverrait un technicien sur place si les ennuis continuaient.

Qu’est-ce qu’un “problème résolu” pour Bouygues ? Votre interlocuteur, qui comprend à peine ce que vous lui dites (et vice-versa), vous fait d’abord débrancher/rebrancher le modem pour retrouver la synchro. Il vous fait ensuite reset l’engin – et perdre tous vos paramètres persos, mais ça il ne prévient pas. Si vous retrouvez la connexion, il vous assure que tout va fonctionner sans problème pour l’éternité et raccroche. Si la connexion ne revient pas, il vous garantit qu’elle va bien finir par revenir toute seule et raccroche. Vous recevez un sms quelques heures après vous notifiant que le problème est résolu. Fin de l’histoire. On ne va JAMAIS plus loin chez Bouygues. Plusieurs fois, on m’a garanti qu’un technicien prendrait rendez-vous pour venir examiner le problème directement à domicile. Je n’ai JAMAIS eu de nouvelles.

En fait je ne devrais pas vous en parler mais j’ai une théorie selon laquelle les techniciens de chez Bouygues Télécom posséderaient en fait des pouvoirs de réparation télékinésiques. Ça expliquerait beaucoup de choses vous ne trouvez pas ? Votre box, réparée à distance par une équipe aux petits oignons. Non ?

 

Plaisanterie à part, je ne sais plus quoi faire. J’ai envoyé une série de tweets incendiaires à leur pauvre CM sur Twitter et j’attends une réponse. J’écris ce truc sans réel but, mais j’espère secrètement qu’un bonhomme de chez Bouygues le lira et avertira sa hiérarchie (l’espoir fait vivre).

Je ne sais pas depuis quand se foutre ouvertement de la gueule du client est devenu une mode mais je commence à être bien las. Payer (cher !) pour un service qui fonctionne, pas de problème, c’est comme ça que ça marche. Mais payer pour un service de merde et se faire prendre pour un con par le fournisseur, merci bien.

J’espère un bon gros geste commercial de leur part. Un bon gros geste de l’ordre de « Oui monsieur pas de problème monsieur on vous offre la fibre pendant six mois encore désolés monsieur » ou « Oui monsieur pas de souci on s’occupe de vous faire disparaître ce hors-forfait de 150€ que vous avez eu au Canada parce que la 3G a décidé de rester activée ». Et dès que je peux me désabonner, je change de FAI. Et tant que j’y suis je résilierai mon abonnement iPhone hors de prix. Bouygues, le foutage de gueule ça va bien deux minutes.

Ah oui et Free, si tu m’entends, bouge-toi un peu.

 

PS : t’as compris la blague dans le titre ? FAI, faille, gouffre ! Ahahahahah !

desirsdavenir.org

Bon, comme vous l’avez pu remarquer, je suis en plein mindfuck d’orientation. Mon problème, c’est que potentiellement tout m’intéresse, mais je suis trop flemmard pour y arriver.

 

 

Faisons un petit tour d’horizon des trucs que j’adorerais faire.

  • Ouvrir un jazz-café/bar à Lyon. C’est un peu l’objectif ultime de ma vie. Laissez-moi vous faire un dessin. Ce serait un endroit sombre et enfumé avec des murs en vieille pierre, un plancher au sol et une cheminée qui crépite en hiver. Il y aurait une mezzanine comme dans beaucoup de bars Lyonnais (cf. le Gonzo et le Troquet des Sens par exemple, qui sont construits exactement sur le même schéma). Il y aurait un sous-sol divisé en plusieurs petites salles où les musiciens pourraient pratiquer leur instrument à moindre coût sans crainte de gêner le voisinage. Niveau ameublement, des tables basses et des fauteuils confortables, des tableaux ou photos en N&B aux murs. Il y aurait des étagères remplies de vieux livres sur la musique et le jazz, de romans, de vinyles (le bar ferait également dépôt-vente). La clientèle serait autorisée à fumer, on servirait toutes sortes de whiskys, cocktails et autres alcools de qualité, cafés… On proposerait également des plateaux de victuailles : saucisson, fromage, pain de campagne, salades. Et le plus important, l’ambiance sonore. Uniquement du vinyle, du bon jazz des années 50-60. Powell, Davis, Coltrane, Parker, Monk pour ne citer que les plus connus. J’organiserais des soirées autour d’un artiste, des concerts, et on célébrerait mardi gras comme à New Orleans. Il y aurait un videur, un gros noir style Antoine Baptiste. Il serait habillé exactement comme ça d’ailleurs. Il aurait des consignes : ne pas laisser entrer n’importe qui, gérer la foule attirée par le succès du machin. Je l’appellerais le Blue Train, le Naima ou le Miles.
  • Devenir cosmonaute à la NASA et partir dans l’espace. Idéalement, explorer des systèmes éloignés et établir des colonies sur des planètes favorables à l’expansion de l’Homme. Ah bah oui carrément hein. C’est un rêve de gosse qui n’a jamais été emporté par l’âge. Mais ça pourrait être vraiment sympa.
  • Bosser dans la physique quantique. Secteur inatteignable de par mon dégoût prononcé pour les mathématiques, c’est pourtant une des choses qui me plairait le plus au monde. J’ai toujours été passionné par le domaine mais je n’ai jamais osé – et je n’oserai jamais – y faire un pas. Adieu, science.
  • Devenir pilote de chasse. Et non, recalé à cause de ma vue, bim.
  • Devenir pilote de ligne. J’ai entendu dire que le concours d’entrée était extrêmement sélectif. Autrement dit, je n’ai aucune chance…
  • Devenir amiral de porte-avions nucléaire américain.
  • Devenir agent secret. Mais genre Sam Fisher ou James Bond hein, sinon c’est moyen.
  • Devenir pilote de Formule 1.
  • Devenir pilote de rallye. Trop bien mais trop dangereux.
  • Faire n’importe quel boulot au Japon. Je mets ça de côté, on verra bien.
  • Cette liste est non exhaustive et pourrait contenir quatre ou cinq fois cette quantité.

 

Bref, mon problème c’est que je veux tout à la fois. Surtout les trucs parfaitement impossibles.

 

Qu’importe !

 

Je l’ouvrirai mon bar. Ça pour le coup ça reste dans le domaine de l’envisageable.

Protip : cet article contient environ 63 fois les pronoms personnels “je” ou “j’ “.

 

STOP. Bilan.

 

Je ne sais foutrement pas quoi mettre comme photo alors voici le PIRE endroit au MONDE, j'ai nommé l'aéroport de Bruxelles (en Belgique comme par hasard).

 

26/02/2012 – 10h35 : À l’heure où j’écris ces lignes, je suis debout depuis 26 heures. J’ai 6 heures de bus, 8 heures et demie d’avion, BEAUCOUP d’attente et un au revoir douloureux dans les pattes. Et je profite de cette correspondance sans fin, qui agit comme le catalyseur d’un bien triste retour à la réalité dans le pire aéroport du monde (d’où la photo) pour poser par écrit ce qui fourmille dans ma tête depuis… depuis un bout de temps.

Je pense d’ailleurs que ce voyage à l’autre bout du monde — qu’on pourrait aussi appeler “la meilleure chose qui me soit arrivée depuis début septembre 1991″ ou encore “tiens, la vie c’est cool parfois en fait lol” — m’a fait gagner la quantité de maturité qu’il me manquait pour me rendre compte que ma vie (professionnelle) telle qu’elle est ne me convient pas.

 

Alors où j’en suis ? JE-N’EN-SAIS-FOUTREMENT-RIEN.

J’ai plus ou moins réussi mes partiels du premier semestre (sauf le droit), je devrais plus ou moins les valider (sauf le droit) et pourtant je n’arrive plus à m’auto-persuader que c’est ce que je veux. Foutrement déprimant hein ? Après m’être entêté comme pas possible dans cette voie — sans issue — qu’est la LEA, voilà que je me rends compte qu’en fait zut alors, je n’ai pas très envie de faire d’une langue mon domaine de compétence principal. Je viens de me rendre compte qu’une langue est un accessoire, un outil, pas une finalité (oh, bravo).

J’ai toujours été un peu lent dans la prise de décision. D’ailleurs, je déteste être confronté à une décision, qui en général me fait perdre mes moyens.

J’aime le Japonais. J’aime l’Anglais — même si ce voyage a fortement remis en cause mon niveau (mais c’est parce que je suis timide, je parlerai de ça plus tard). Cependant, je n’aime pas la façon dont elles (les matières) sont enseignées en LEA. En LEA ou à la fac en général, je ne sais pas. Toujours est-il que je ne sais pas si je dois continuer. Et c’est sans doute ce qui est le plus terrible dans toute cette histoire. J’aimerais réellement avoir la force de dire “JE NE VEUX PLUS” plutôt que “je ne sais pas”. Sauf que non, mon con de cerveau a décidé que l’indécision était quelque chose de beaucoup plus divertissant que la certitude responsable. Je suis réellement perdu.

 

Est-ce que je devrais chercher à me réorienter ? Définitivement, oui. MAIS OÙ. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je voudrais faire. Je n’arrive pas à placer les barrière entre l’irresponsabilité (dans laquelle je patauge) et le réalisme. Le réalisme existe-t-il ?

Je ne sais pas si j’ai suffisamment de courage pour parvenir à quoi que ce soit dans la vie. Car tout est une question de motivation. Ou alors peut-être que ladite motivation n’est pas là parce que je ne suis pas dans la bonne branche ? JE-NE-SAIS-PAS. J’AIMERAIS SAVOIR NOM D’UN CHIEN.

Est-ce que ces domaines qui me font rêver sont définitivement emmurés derrière une barrière infranchissable de travail et de difficulté ? Serait-il possible que je trouve, au fond de moi, le courage de franchir ces barrières ? La physique, la médecine, l’aviation… autant de secteurs qui me foutent des étoiles dans les yeux, autant de barrières (mathématiques en majeure partie) dressées dans l’unique but de me faire échouer lamentablement comme j’ai échoué (deux fois du coup) le jappe-au-nez.

 

Je ne pousserai pas de coup de gueule contre le système éducatif français, car ce n’est vraiment pas le but de cet article. Je ne râlerai pas contre la façon lamentable dont sont organisées les facultés, des inégalités incroyables entre les différentes académies, des moyens d’enseignement archaïques.

Tenez justement. Tout à l’heure, je discutais avec mon voisin-de-le-navion pendant le vol, un Torontois — ou peu importe le nom — prof de littérature anglaise ou je-ne-sais-quoi à l’université de Toronto. Il m’a vu faire mes traductions et a lancé le sujet. Bref. Le bonhomme ne comprenait pas comment il était possible d’apprendre convenablement une langue aussi difficile que le japonais en ne faisant que de ridicules traductions, sans exercice oral et sans pédagogie. HAH ! Je ne suis donc pas le seul à trouver ça aberrant ? Le fait de pratiquer une langue INTÉGRALEMENT À L’ÉCRIT ? Bravo la France.

 

Tout ça pour dire que je suis carrément perdu, que j’ai peur, que je ne sais pas où je vais et que je roule tous phares éteints.

Un peu comme… moi, l’année dernière, exactement à la même période.

Sauf qu’il n’y aura pas de troisième fois.

Soit je continue, sans motivation et donc aucune garantie de réussite, soit j’arrête les frais et je me tourne vers autre chose (que je sais pas quoi).

L’incertitude. L’Incertitude.

 

Ah si, je suis certain d’une chose : je veux reprendre l’avion dans l’autre sens.

 

Ça y est, ACTA (voir en fin d’article) a été signé par l’Union Européenne ce matin. Le premier pas vers le bordel mondial. Mais le projet doit d’abord être signé par le parlement Européen avant de pouvoir être effectif.

Il reste donc encore une chance de le contrer.

 

Un appel à la mobilisation le 28 janvier a été lancé sur Facebook. Je participerai à celle de Lyon. Je ne sais pas si le mouvement sera beaucoup suivi (ça m’étonnerait) mais qu’importe, je serai là, masqué. J’espère que mes Lyonnais préférés seront là aussi, qu’on rigole un coup.

Pour une fois que je me sens vraiment concerné par une polémique, autant braver la flemme pour aller montrer que parfois je donne mon avis sur des trucs.

 

ACTA, c’est ça.

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