Billet sans vocation scientifique ni parodique. Aucun objectif autre que celui de vous proposer une sorte d’ “étude au fil de la pensée” d’une théorie complexe. Ou une branlette intellectuelle, comme vous voulez. De plus, ce billet n’est qu’une ébauche et sera probablement amené à moultes modifications dans le futur. Il n’est que le fruit de réflexions personnelles à peine documentées, je vous demande donc d’éviter de vous offusquer devant la supposée faiblesse des arguments formulés. Merci.
Le voyage dans le temps.
Des Chevaliers de la Table Ronde à Back to the Future en passant par La Machine à explorer le temps, ce fantasme n’aura cessé de susciter l’interrogation, l’incompréhension et surtout l’envie chez l’être humain. Qui ne rêve pas de pouvoir visiter le futur, ou a contrario le passé pour modifier la façon dont les choses se sont produites ?
La théorie du voyage dans le temps, qui peut paraître simple au premier abord, est en réalité une des plus complexes jamais formulées de par le nombre colossal de questions et de paradoxes qu’elle entraîne. Sans me mouiller, je dirais qu’il est possible de démontrer l’impossibilité du voyage temporel en démontrant son existence, et vice-versa.
La difficulté majeure de ce domaine de recherche est que la moindre interrogation soulève automatiquement des dizaines d’autres questions venant ou non remettre en cause la question originale. Toutefois, comme la notion de “voyage” sous-entend plus ou moins “aller-retour”, il convient de préciser qu’un aller simple vers le futur reste l’idée la moins complexe envisageable.
Supputons que, dans le futur, on trouve le moyen de voyager le temps. Alors pourquoi n’avons nous pas encore rencontré de visiteur du futur ? Comment est-il possible qu’un peuple disposant d’une telle technologie ne se soit pas interrogé sur le passé au point d’y voyager pour l’étudier ? (je viens de découvrir que Stephen Hawking suggère l’impossibilité du voyage temporel justement grâce à cet argument, qui n’est d’ailleurs pas si éloigné que ça du paradoxe de Fermi – paradoxe à mon avis insuffisant sans supposer l’existence du voyage temporel, comme quoi tout se recoupe)
La théorie selon laquelle un appareil permettrait à une personne du futur (A) de revenir à une époque antérieure (B) modifierait totalement le temps entre B et A, très certainement le temps après A voire même la période antérieure à B. Cela violerait le principe de causalité et donc, pour les cinéphiles d’entre vous, la totalité du continuum espace-temps tel qu’il est décrit par le Dr. Emmett Brown s’en trouverait modifiée.
Autre difficulté dans les théories temporelles : les paradoxes. Les questions qui ne trouvent pas de réponse de par leur insolvabilité absolue. Tenez, premier cas de paradoxe temporel : admettons qu’un savant découvre le voyage dans le temps à l’année A, et décide de revenir à l’année B pour nous enseigner sa méthode et ainsi gagner des années de recherche scientifique. Très bien. Mais alors si le voyage temporel est découvert à B, il ne peut être découvert en A. Et s’il n’est pas découvert en A, il ne peut être découvert en B vu que B découle directement de A. Est-ce que l’ensemble de la découverte s’annule en A et en B, ou est-ce que la découverte en B prime sur A, ne laissant aucun souvenir de la façon dont a été découverte l’invention en B et annulant l’existence même dudit scientifique en A ?
La théorie du chaos, grossièrement simplifiée (puis réfutée ensuite mais qu’importe) par Lorenz en la phrase bien connue “Does the flap of a butterfly’s wings in Brazil set off a tornado in Texas ?” s’applique à la théorie du voyage temporel – ou du moins le voyage temporel à une date antérieure, le futur n’ayant (selon le principe élémentaire de causalité) pas d’incidence sur le passé.
En admettant que le moindre élément, même insignifiant, puisse avoir des conséquences sur l’ensemble du continuum espace-temps, la simple idée d’un voyage temporel entraîne donc automatiquement un évènement déclencheur du chaos. Et donc, pour simplifier, l’invention du voyage temporel entraîne quasiment à coup sûr modification du temps et donc (peut-être) annulation de l’invention. Revoilà notre paradoxe. Si l’invention n’a pas lieu, pas de modification du temps, mais si pas de modification du temps, invention. Vous saisissez le concept ?
Autre théorie (qui vient radicalement modifier la vision du voyage temporel, et répondre à de nombreuses questions) : selon moi, et en sous-entendant le principe du chaos, le voyage temporel sous-entend également la notion de dimensions parallèles. Il existerait donc une infinité de dimensions parallèles, et le fait de modifier le temps (que, comme dit précédemment, on simplifiera par la capacité d’un être à se déplacer dans le temps – passé, éventuellement futur) ne serait qu’une façon de changer de dimension. Il serait donc plus logique de parler de voyage interdimensionnel plutôt que de voyage temporel. Justement, la quatrième dimension n’est-elle pas le temps ? Si la provocation d’un évènement x à une époque donnée entraîne un changement dans le temps, c’est à ce moment que se produit le changement de dimension.
Mais alors qu’en est-il du présent ? Est-ce que chaque action effectuée quotidiennement entraîne immanquablement des effets sur le futur ?
Cette idée peut-être couplée à celle des dimensions parallèles, mais en supposant que le changement est permanent. En effet, en admettant le principe d’impossibilité de changement dimensionnel sans voyage temporel, nous vivons actuellement dans une dimension prédéfinie. Passé, présent et futur y sont compris. Pour simplifier les choses, tout est écrit. Le libre-arbitre n’est qu’une illusion, car même le simple fait de penser “Non, mon avenir n’est pas prédéfini, regarde au lieu de manger ce toast à la salade (random) je vais boire ce Yop fraise (random).” serait lui aussi écrit. A contrario, en supposant que rien est écrit et que nous sommes pleinement maîtres de notre destin, on suppose une infinité de dimensions, et chaque action, pensée, évènement minime entraînerait un changement dimensionnel irréversible. Réversiblité offerte par le voyage temporel dans la dimension, entraînant automatiquement modification de cette dimension.
Pour résumer, une petite question : ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui se serait produit si vous aviez fait x au lieu de y ?
En supposant l’idée de dimensions, on admet que la partie dimensionnelle correspondant à notre passé est écrite et ne peut être modifiée – sans voyage temporel. Le présent se charge de “choisir” quelle dimension future deviendra la dimension passée une fois passé le présent. Ainsi, en admettant que vous ayez choisi l’action x, l’ensemble de la dimension de l’action y se retrouve inaccessible une fois que l’action a été dépassée par le présent, à moins d’un voyage temporel qui vous permettrait de choisir l’action y et ainsi d’annuler la dimension x. Ce qui, si vous avez suivi, nous fait automatiquement retomber dans le paradoxe temporel, puisque si la dimension x n’existe plus, plus de voyage temporel.
Si on admet le changement dimensionnel possible, il faut aussi supposer la possibilité – ça va devenir complexe – qu’une infinité de changements se produise sans même que nous le remarquions. En supposant que le voyage temporel sera découvert dans le futur, rien ne nous dit que des voyages n’ont (la notion de passé devient donc très vague, mais je vais rester simple) n’ont pas entraîné de multiples changements de dimensions, et que d’autres dimensions ne sont pas passées au second plan. En supposant bien sûr l’idée de parallélisme mais aussi d’unicité d’une dimension “active”, par rapport à laquelle toutes les autres dimensions ne seraient que secondaires tant qu’on ne procède pas à un changement dimensionnel. Toutes les dimensions “passées” seraient ainsi indépendantes.
Prenons un exemple simple. Votre voiture est verte, depuis toujours. Mais un changement dimensionnel vient remplacer votre voiture verte par une voiture rouge sans que vous ne remarquiez rien, puisque la dimension “voiture rouge” a toujours eu au passé “voiture rouge”. Votre passé “voiture verte” a été annihilé par le changement dimensionnel. Ainsi, dans votre esprit, il est clair que votre voiture a toujours été rouge, alors qu’elle a en réalité été verte dans une autre dimension. Mais comment s’en rendre compte ? Comment être sûrs que nous sommes la dimension “active” ? Comment, toujours en admettant l’idée de primauté des dimensions (mais primauté par rapport à quel spectateur extérieur ?), ne pas supposer l’existence d’une dimension “active” différente de la nôtre, qui le serait peut-être devenue à cause d’un voyage temporel ? Comment savoir si nous ne sommes pas nous mêmes sujets à d’incessants changements dimensionnels, quittant notre dimension pour en intégrer une nouvelle ? Et sommes-nous liés au genre humain, ou chaque être vivant possède sa propre dimension ? Sommes-nous au centre de notre dimension ?
Car si on suppose que chaque personne possède le pouvoir, par son libre-arbitre, de modifier la dimension dans laquelle nous (est-il raisonnable de parler de nous ? Qu’est-ce qui me dit que la dimension n’est pas axée autour de moi ?) vivons, vous imaginez si on retranscrit cette idée aux sept milliards d’être humains sur terre, ou même à chaque espèce vivante dans l’univers, ou encore pire chaque élément mobile de l’univers (même une éruption sur Jupiter !) ? Supposer que chaque chose puisse modifier la dimension (entraîner un changement dimensionnel si vous avez suivi) suppose donc que cette dernière peut être changée par une infinité de facteurs. Je vous laisse faire le calcul.
Quand je vous disais que le voyage (aller-retour ou non) vers le futur est beaucoup moins compliqué à appréhender qu’un voyage dans la (ou une, si on admet l’idée de multiplicité et d’indépendance totale des dimensions parallèles) dimension passée, c’est que – en supposant une fois de plus que le présent choisit la dimension future, c’est-à-dire que le futur n’est pas écrit – aucune action effectuée dans la dimension future (en admettant être dans “la bonne”, étant donné qu’il existerait une infinité de dimension futures vu que le futur n’est pas écrit) ne saurait modifier la dimension passée. Ou alors il faudrait qu’un phénomène naturel (et donc la nature elle-même) dispose du pouvoir de violer la causalité, et je n’ose même pas imaginer les répercussions dimensionnelles. Là où vient la difficulté, c’est que la dimension future dans laquelle nous sommes arrivés possède un passé qui n’est pas forcément le présent de la dimension que nous avons quittée, sous-entendant l’impossibilité de regagner ledit présent.
Un peu compliqué hein ?
Autre théorie (qui mériterait à elle seule un article de par sa complexité) : la possibilité de voir – et seulement voir – une autre dimension, présente, passée ou future. Une “fenêtre” sur le passé ne changerait pas grand chose aux questions précédemment posées, puisque nous avons expliqué que le principe de causalité empêche tout élément futur d’avoir une incidence sur un élément passé ; une simple fenêtre ne modifierait pas le passé (mais créerait sans doute un changement dimensionnel futur). Mais la simple idée d’une fenêtre sur le futur supposerait l’existence d’une dimension unique, et donc, comme dit précédemment, l’inexistence du libre arbitre. Le paradoxe arrive, ne vous pressez pas ! En admettant une fenêtre sur le futur, on imagine aisément l’envie de quelqu’un d’empêcher ce futur de se produire, en modifiant instantanément son comportement, mais en connaissance du futur. Ce qui entraîne deux choses : soit le futur était prévu pour que cette situation se produise (contrairement à ce que pensait l’individu), confirmant ainsi l’inexistence du libre arbitre, soit un changement dimensionnel s’opère, venant confirmer le libre arbitre et la théorie des dimensions parallèles. Mais la fenêtre suppose que le futur est établi puisqu’on peut l’y apercevoir, alors que le changement de dimension prouve l’inexistence d’un avenir unique. PARADOXE INSOLVABLE.
Il resterait des centaines d’autres questions et de paradoxes inexplicables, mais il est tard et je vais éviter de m’étaler.
C’est de loin l’article le plus complexe que j’aie jamais écrit. Complexe de par la quantité d’incertitude qui en émane. Si vous êtes arrivé jusque là, mes félicitations, vous avez tenu le coup ! (ou alors vous avez scrollé jusqu’en bas de la page auquel cas vous n’êtes qu’un lama). Pour vous récompenser, je vais vous donner un brotip fort utile.
Il existe une réponse universelle brillante à cette multitude de questions complexes et théories quantiques : je m’en branle.
Plus de documentation ici :
Voyage dans le temps (Wikipedia)
Théorie du chaos (Wikipedia)
Avis d’Alfred Einstein sur le voyage temporel
Avis de Stephen Hawking sur le voyage temporel (Anglais)
Ouvrages et films sur la question (liste non exhaustive) :
La Machine à explorer le temps
Primer
Back to the future
FAQ About Time Travel (Anglais)
Donnie Darko
Et pour finir sur une note humoristique (merci @Savatte) :


si je pouvais revenir dans le temps je botterais le cul de ta mère pour empêcher ta naissance et celle d’un article bidon comme celui la, connard
Tiens t’as changé d’IP ?
Moi aussi j’ai envie de faire un peu de masturbation intellectuelle tiens. En revanche je ne pense pas ajouter quoi que ce soit.
Je pense que ce qui me perturbe le plus avec ces théories sur la voyage dans le temps c’est qu’avec un postulat tel que “le voyage dans le temps est possible” alors le temps est considéré comme une dimension. En soit l’idée est séduisante, d’ailleurs je n’ai jamais trouvé mieux que le temps pour m’aider à conceptualiser une quatrième dimension. Mais considérer le temps comme une quatrième dimension signifierait selon moi que les choses sont différentes dans le temps au même titre que les choses, voire la matière, est différente le long d’un axe à l’instant t. Non seulement c’est affreusement compliqué à conceptualiser, mais en plus, ça signifie comme tu le dis dans l’article que le passé, le présent et le futur existent tous en même temps. Et de moins l’infini à plus l’infini sur l’axe du temps, les choses sont telles qu’elles sont. Certes au niveau métaphysique cela signifierait que le libre arbitre n’existe pas mais d’un point de vue physique cela signifierait que le mouvement n’existe pas. Et j’ai du mal à trouver un explication à l’existence du présent. J’entends par présent la conscience de l’être humain à exister à un instant t alors que si le temps est la quatrième dimension il existe au même titre sur tout l’axe du temps.
On en revient alors à la question du voyage dans le temps. Car si le temps est une dimension, alors pourquoi est-il impossible d’évoluer dans cette dimension autrement que de -infini à +infini à une vitesse constante ? De plus, si on considère le voyage dans le temps comme il est habituellement décrit dans la littérature, il s’agirait plus de téléportation dans le temps que de voyage. Et déjà que la téléportation n’est pas à l’ordre du jour dans les trois dimensions conventionnelles, il s’agirait alors afin de conceptualiser un voyage dans le temps de conceptualiser un déplacement continu, ou un immobilisme. En fait, plutôt que de voyage dans le temps, la malléabilité du temps dans l’hypothèse où celui-ci est une quatrième dimension ressemblerait plutôt si l’ont se place sur un référentiel humain à un contrôle de la vitesse à laquelle les choses se passent. Et là, ça rejoint tout ce que tu dis dans ton article : si le temps est à la fois un axe où tout est prédéfini et s’il s’agissait maintenant d’en modifier la vitesse à sa guise, des événements indépendant de l’écoulement normal du temps découleraient des modifications de vitesse et donc auraient éventuellement des conséquences au niveau des repères postérieurs sur l’axe du temps. Voir antérieurs, dans la mesure où il est question de possibilité de modifier l’écoulement du temps de toute sorte. Première chose, c’est paradoxal avec l’idée d’un dimension fixe. Deuxièmement, question : qu’est-ce qui va dans cette hypothèse nous permettre de mesurer les actions du voyageur du temps ? Je veux dire, s’il est allé dans le futur et ensuite retourné dans le passé… qu’est-ce qui nous permet de dire ce qu’il a fait avant quoi ? Comment pourrait-il y avoir une antériorité des actes de voyages dans le temps si le temps est une seule dimension ? Alors là je ne sais plus du tout où je vais mais j’ai bien peur que si le temps est une dimension et qu’il est possible de s’y déplacer alors il existerait une cinquième dimension. Que j’appellerais le temps du temps. Et ceci à l’infini.
Donc voilà. Là où je voulais en venir (oui parce qu’en fait tout ça ça n’était que répéter ce que tu as déjà dit dans ton article pour expliquer le raisonnement que j’avais personnellement eu pour arriver aux même conclusions que toi) c’est que ma conception du temps rejoint quelque chose que j’ai un jour lu quelque part (quelle précision foudroyante) : le temps n’existe pas. Le temps n’est pas comparable à nos données physiques actuelles et connues et mesurables. Ce qui rend si difficile à appréhender le temps c’est justement qu’il n’est semblable à rien d’autre et ne fonctionne comme rien d’autre de connu. Dès lors, il est impossible de le modéliser. Et comme impossible n’est pas une réponse acceptable pour quelqu’un qui veut obtenir des réponses, la modélisation la plus satisfaisante est en effet celle de l’axe dimensionnel.
Et bien, ça peut semble défaitiste mais je pense que la perception du temps n’est juste pas à la porté de l’esprit humain, en raison de la manière avec laquelle il évolue dans celui-ci. Autant dire que le temps n’existe pas. Seul le présent existe et ses trois bonnes vieilles dimensions spatiales.
Merci pour le commentaire, je me sens moins seul dans mes délires de physicien quantique frustré. <3
Alors déjà selon moi, l'humain n'est pas à même de se représenter correctement les dimensions autres que celle dans laquelle il vit (carrément ouais). Ce qui sous-entend les dimensions au-delà de la troisième mais aussi la deuxième et, pire encore, la première dimension. C’est ce qui rend le temps si difficile à comprendre. Stephen Hawking, lui, se simplifie la vie (si on veut) en parlant de première et deuxième dimensions temporelles au lieu de parler de quatrième dimension. Selon lui, la première dimensions temporelle comprendrait passé, présent et futur, et la deuxième toutes les dimensions parallèles à la nôtre. Comme quoi Stephen Hawking rejoint mon point de vue (non, pas l’inverse). C’est en ça que la physique quantique diffère tant de la physique dite “classique” : les évènements sont imprévisibles, seulement “probables”. Pour le citer (j’ai vilement pompé ça sur les internets) : “Une bonne manière de décrire l’incertitude est l’idée de ‘somme sur les histoires’, où une particule ne possède pas une histoire unique et bien définie. Au contraire, on peut la considérer comme parcourant tous les chemins possibles de l’espace-temps. A chaque chemin est associé un nombre complexe qui dépend de sa forme. Additionner les nombres complexes associés à chaque chemin ne donne pas un résultat bien défini si l’on utilise les histoires des particules dans le temps ordinaire. A mesure que l’on inclut de nouveaux chemins, la réponse connaît de larges fluctuations sans tendre vers une valeur bien définie. On peut néanmoins obtenir une réponse bien définie si l’on suppose que la coordonnée temporelle d’un événement n’est pas un simple nombre ordinaire, comme nous le pensons spontanément, mais un nombre complexe. Alors, il existe une deuxième dimension temporelle…” Alors oui à première vue le bonhomme donne vraiment l’impression de se simplifier grossièrement la vie : c’est parce qu’il utilise des techniques trop “humaines” pour décrire des théories trop complexes. Je n’ai pas l’ambition de remettre en question les idées d’Hawking (faut pas déconner), mais voilà, un peu simpliste le bonhomme.
(bon je fais le malin mais je sais même pas ce qu’est un nombre complexe, passons)
Comme tu le dis, le problème avec la “matérialisation” du temps en tant que dimension est que cette dernière serait prédéfinie et donc prévisible. D’Alembert propose un autre point de vue ; plutôt que de temps il parle de durée. Soit un axe qui se trace tout seul à partir d’un point de départ et non un axe pré-établi. Mais ce qui limite aussi le temps à des données mesurables par l’être humain : quelques millions d’années tout au plus.
J’ai du mal à te suivre (hihi :3) quand tu parles d’ “inexistence du mouvement” : le “degré de liberté” de la matière pourrait être représenté par une dimension dans l’espace qui serait en fait un vecteur directionnel de vitesse constante indiquant le déplacement de l’objet (donc le temps). Bon alors ouais c’est super abstrait.
J’ai ma propre théorie (farfelol) selon laquelle la matière, et donc les trois premières dimensions dimensions découleraient directement de la quatrième (si on admet que la quatrième dimension est le temps). La matière serait une matérialisation de la quatrième dimension dans les trois précédentes. Puisque tout a un commencement et tout à une fin, tout est régi par la dimension temporelle.
C’est vrai que la téléportation “classique” peut être comparée à la téléportation temporelle. Mais elle gère trois dimensions, alors que la temporelle n’en gère qu’une seule (a priori). Et comme tu le dis (j’ai pas pensé à en parler tiens), le voyage dans le temps sous-entendrait que ce n’est pas le voyageur qui évolue dans le temps mais le temps qui évolue en fonction du voyageur. Ce qui viendrait confirmer l’existence d’une dimension unique propre à chaque être, et que ce dernier quitte sa dimension pour en intégrer une autre, toujours propre à lui. Et donc la théorie des dimensions parallèles.
Ce que tu dis concernant la suppression de l’antériorité des actions est tout à fait vrai si on se place d’un point de vue externe au voyageur temporel. Le voyageur temporel, lui, conserve une chronologie des évènements, SA chronologie des évènements. Ce qui revient dans le sens des dimensions propres à chaque individu. Sauf bien sûr en cas de voyage vers le passé et donc d’altération de la dimension future… Ce qui revient au paradoxe temporel qui prouve que les changements dimensionnels sont impossibles.
Je pense également que le temps (dans sa globalité) n’est pas compréhensible par l’humain. Nous sommes confrontés à des petites valeurs (il n’y a qu’à voir la durée d’une vie par rapport à celle de l’univers pour comprendre). Je crois que le problème vient d’ici. C’est exactement comme appréhender la supposée infinité de l’univers : nous sommes trop petits pour comprendre des choses qui nous dépassent. Alors on se rassure comme on peut en matérialisant l’univers dans une sphère, en matérialisant le temps comme une droite ou whatever.
Puis un jour des petits êtres bleus débarqueront en soucoupe pour venir nous apprendre tout ce bordel.
PS: j’ai un peu foutu le bordel en parlant de dimension parallèles, j’aurais mieux fait de parler d’univers parallèles. TROP TARD LOL
PPS: je m’embrouille trop, j’arrive pas à matérialiser mes idées, j’espère que t’as compris l’essentiel. :3
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Ahah, ça a failli être l’illustration du billet. :3
Une question intellectuellement très intéressante, mais beaucoup trop chiante dès qu’on commence à s’y plonger sérieusement car il y a beaucoup de “si” et de suppositions dans tous les sens.
Sans parler du fait, et qui va rejoindre l’avis de Suz, qu’il faut à la base revoir le concept de ce qu’est le “temps”, avant même de pouvoir voyager dedans.
Je sais plus où j’avais vu ça, mais c’est comme demander à un être bidimensionnel (supposition : existence d’un tel être) que la dimension de temps dans laquelle il a l’impression d’évoluer (ainsi que son caractère constant et évoluant toujours dans le même sens) n’est en fait qu’une autre dimension d’espace … comme un fuckin bloc-note sur lequel tu fais un dessin sur chaque page, et que tu fais défiler à fond pour voir en animé. Finalement c’est juste un être bidimensionnel (le bonhomme dessiné) et qui évolue au fur du temps, en tout cas il en a l’impression, lui. Pour nous, c’est juste un bloc de papier tridimensionnel (d’espace) qu’on fait bouger dans l’espace.
[Mode barjo-croyant = ON] Ouais voilà, en fait, l’univers, c’est juste un connard d’être quadridimensionnel (d’espace) qui s’est amusé à dessiner l’univers sur un bloc de papier (avec des feuilles de papier tridimensionnelles) et qui le fait défiler à fond.[OFF]
J’ai plus jamais regardé les bloc-notes de la même façon après ça.
Ahah, c’est vrai qu’on emploie beaucoup trop le conditionnel pour pouvoir vraiment parler de science.
Pour reprendre la métaphore du bloc-note, ça voudrait dire (si j’ai bien compris) que l’existence de l’être bidimensionnel dépend entièrement de la troisième dimension. Sans troisième dimension pas d’animation, sans animation pas de vie. Et bien c’est tout à fait comme la quatrième dimension par rapport à la troisième. C’est de cette quatrième dimension – qu’on se plait à représenter par le temps, c’est plus facile – que découle l’existence de la troisième. Ce qui signifie donc, pour résumer, que l’être bidimensionnel dépend de la troisième dimension qui dépend de la quatrième. Donc pour encore plus résumer, toutes les dimensions dépendent des dimensions supérieures.
Alors peut-être que la quatrième dimension est le temps, ou peut être qu’il existe une dizaine d’autres dimensions dont on ne pourrait même pas soupçonner l’existence, et que le temps n’est qu’une sorte de condensé de ces dimensions inpalpables.
Et ta dernière phrase n’est pas si barjo que ça, si nous dépendons d’autres dimensions, peut-être que les supposés habitants de ces dimensions nous contrôlent. (ouais bon si ça devient complètement taré là)
pas lu + conneries + absurde + sans commentaire + infamous est bien + pd
J’arrive un peu un mois en retard, mais c’est un sujet que je trouve super intéressant, donc osef. Dans l’ensemble je trouve que tu as dit le principal (facile hein, haha), j’ajouterais simplement deux références culturelles.
La théorie des univers parallèles,est pas mal représentée dans Dragon Ball. En lisant le manga on peut comprendre la théorie, et si on va loin, on peut imaginer les univers parallèles *importants*, on peut imaginer les histoires parallèles du manga.
Pour celle de la fenêtre sur le futur, le mieux que j’aie à indiquer, c’est Flashforward. Série que je trouve très réussie, mais qui a été avortée à la fin de la première et unique saison parce que pas assez populaire. Synopsis du pilote : le monde entier s’évanouit pendant deux minutes et voit deux minutes à une date précise de son futur pendant ce temps. J’ai adoré, et je pense que je vais la regarder encore.